Veille

 

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Nuit sans étoiles et sans merci

Nuit sombre, d’entre les nuits profondes

Et je te sens arriver dans mes soupirs…

Dans le sommeil en suspens de la veille d’acier

Dans la lumière interdite et les caresses d’ennui…

 

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Se mentir encore et encore…

Oublier l’angoisse dans la douceur de ta vie

Se mentir surtout pour ne pas mourir…

Et dans les larmes qui luttent, impuissantes

Sentir jaillir un instant la fraîcheur de la pluie…

 

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Un poème écrit entre les draps froissés de ton lit,

Amer et joyeux à la fois, solitude, peur et joie entremêlées

Fuir encore les sentiments soigneusement enfermés

Dans la fragilité d’un coeur déchiré

Par la crainte de se perdre dans le néant et l’oubli.

 

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Marie-Ange Bonnevie

 

Cazilhac le 1 septembre 2005