Quand la terre dort

 

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A cette heure où la terre dort et le silence devient pesant

Quand la glace griffe le corps et achève le repos

La solitude arrache la couverture et le rêve déborde…

Et tu apparais tel fantôme en quête de rémission

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Sans bruit, tu te places devant le miroir du temps…

Tu accroches mon pauvre regard somnolant

Puis tu mords sans pitié corps et sentiments

L’ombre du passé couvre le présent

Et sans crainte ni remords, la résistance fond..

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Et intensément, Oh oui ! Intensément…

Dans le royaume des ombres je sens ta présence,

Tu viens lentement dans mon sommeil inquiet…

Tu prends mon corps et mon âme…

Et tu les effaces, les embrases, les damnes…

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Marie-Ange Bonnevie

Cazilhac le 29. 11. 2005