?

*

Nuit pâle et solitaire

De ton silence pleine

Pauvre réalité interdite

*

Douleur incomparable

D’une nuit étrange et blême

En l’absence de ton âme

*

Sonne morne le clocher

Le sommeil se réveille

Et pressée l’aube pointe

*

L’automne ouvre ses couleurs

Silencieuses les feuilles glissent

En pluie de fuyants souvenirs

*

La mémoire déjà s’éveille

Et douloureuse revient hanter

L’absence du visage aimé

*

Tes pas tristement s’éloignent

Comme les feuilles fanées

Se meurent avant l’hiver

*

Blessés au cœur et au ventre

Les sentiments se taisent

En quête de vérité

*

Je t’attends et tu t’éloignes

Je m’éloigne tu reviens

Promesse de demain ?

*

Marie-Ange Bonnevie

Cazilhac le 13. 10. 2005

*