Nuit fauve

 

*

 

Etrange, indéfinissable malaise qui déchire l’âme

Nuit fauve et criarde aux parfums angoissants

Regard mordant dans l’obscurité insouciante

Et sens en éveil en quête d’improbable éternité

 *

Amour source de vie, incandescente souffrance,

Eaux fuyantes qui rejoignent l’orgasme de la peur

Et toi qui passes ta vie guettant le frisson inconnu

Ni mensonge ni vérité, mais des mots jamais prononcés

 *

Deux vies suspendues sous le vide de l’ennui

Lucide et inquiète vérité rodant dans le cœur…

Un mot noyé dans la gorge luttant pour ne pas mourir

Et toi… qui souris indifférent à la souffrance de la nuit…

*

Marie-Ange Bonnevie

Cazilhac le 19. 09. 2005