Cendres dans le vent

*

Effacer les cendres...

 Qu'elles disparaissent enfin dans l'oubli, 

Le vent et la pluie...

Les braises sont éteintes ou endormies?

Comment ne plus attendre cette présence

Qui tourmente ces nuits de folie? 

**

Comme ce nuage capricieux,

Qui éclate d'abord sa colère

Et pleure ensuite sa tristesse avant de mourir,

 Comme ce feu qui pénètre le coeur

et disparaît dans un sombre soupir,

C'est ainsi que tu t'es perdu dans l'ombre de la nuit...

**

Rêves de irréalité et d'éternité,

Les larmes évanouies se sont abritées

Dans un coin secret de la vie.

Elles se sont blotties dans ce tiroir fragile

Que je n'ose ouvrir, 

De peur de détruire ma douce folie, à peine guérie.

**

Pourtant les cendres sont présentes, brûlantes, constantes,

Pourtant, cet amour insensé et généreux,

prodigue et humain, ne veut pas sombrer.

**

 Quand le vent caresse ton nom

Et que le soir s'habille de soie et d'argent,

 Le feu rallume les mêmes cendres d'hier,

  blessantes, aimantes, caressantes...

La lumière se fait un instant,

Juste le temps de comprendre,

Que je t'aime encore.

*

Marie-Ange Bonnevie

Cazilhac le 25.07.2002