A l’amour

 

*

Aube nouvelle, matin de joie douloureuse

Etrange sentiment de solitude et méditation

Tu laisses le silence s’installer dans le cœur

Et la faim s’éreinte de larmes contenues

De ce cri désespéré qui se tait étranglé

En attente de nouvelle espérance.

 *

J’ai une sombre pensée qui se glisse

Dans le gouffre insondable de ma soif

Dans un coin éperdu de mon ventre

Et sans trêve, ni vérité interdite, je t’aime… 

Sans conditions, sans mesure, sans espoir…

Au fond de ma mémoire, tu demeures.

 *

Joie et douleur dans l’écho d’un sanglot

Brasier de forces contraires qui se bousculent

Dans le corps épuisé de songes stériles

Dans la couche qui se meurt, nue, vide…

Dans l’âme épuisée à peine éveillée

D’une nuit d’amour infini

 *

Mais que manque-t-il à mes jours ?

Si j’ai déjà tout donné, tout reçu…

Si le sentier exploré est comblé de fleurs

Si les épines sont à présent enterrées

Si dans les fils argentés parsemant les cheveux

La paix du cœur devrait enfin régner…

 

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Marie-Ange Bonnevie

Cazilhac le 25. 11. 2005